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Regards sur l'animal

Regards sur l'animal

 
Lorsque la vie amène sur mon chemin la rencontre – même furtive – avec un animal, mon cœur tressaille quelque peu. Mais pour quelle raison ? Est-ce la peur ? Non, le plus souvent il s’agit plutôt de surprise, d’intérêt et de questionnements que soulève au plus profond de mon identité la présence même de cet autre être vivant qui se tient là, en face de moi, et qui est finalement porteur de mystères.
 
Alors, en cet instant-là,  je me rends compte que je pense :
« Lorsque je te regarde, toi animal inconnu de moi, je suis face à la pureté…»
 
Mais qu’est-ce que cette pureté qui me touche, qui me désarme et m’interroge devant un animal ?
 
Cette pureté que je sens d’instinct chez l’animal, c’est l’absence de masque, de convenances, c’est le fait d’être dans sa propre liberté –celle que la vie nous donne en cadeau.
 
La pureté est bien ce que nous communique l’animal, et ce dont il nous fait cadeau à son tour.La pureté est le fait d’être vrai, d’être simplement soi, sans compromis ni déformation sociale.
 
L’animal nous dit, nous rappelle : « Vois, je suis moi, tout simplement. » Et il est.
Tout comme le tout petit enfant…
 
Dans cette pureté –cette authenticité- que je perçois dans l’œil du chien vagabond que je croise, dans celui du chat sauvage qui défend son territoire, le regard interrogateur de la biche peureuse, dans la convivialité du rouge-gorge qui vient me rendre visite, il n’y a que la vérité.
L’œil, pur, le regard sans masque de l’animal, si éloigné du calculateur qui se cache à grand peine souvent dans l’être humain, nous montre et nous ouvre une voie d’être.
 
L’animal aurait-il donc un rôle auprès de l’être humain, celui d’éducateur par certains aspects ? Après tout, même s’il est communément admis que l’animal est le règne qui nous précède, cela signifie-t-il qu’il nous est forcément inférieur ? Et que nous n’avons donc rien à apprendre de lui ?
 
Je pense que l’intelligence innée, irrépressible et criante de la nature nous montre avec éclat que chacun est l’une des cordes qui s’active sur ce merveilleux instrument qu’est la grande mosaïque de sa Création…
 
L’œil de l’animal me donne, me montre son Âme. Bien sûr, je ne suis pas obligé de croire en l’âme, mais je vois bien que tout le vivant de son être, sa flamme, sa présence, sont condensés en ces deux fameuses ‘fenêtres’ sur l’intériorité, si merveilleuses.
 
L’animal peut m’amener à me poser la question : « Qui je suis ? Et qui suis-je en lien et en rapport avec lui ? »
 
L’évidence de la pureté de l’animal devient une interrogation fondamentale.Lorsque le cheval rue, lorsque le taureau charge, lorsque le chien grogne, il est encore dans sa pureté, dans sa sincérité, dans son authenticité. Car fidèle à ce qu’il est, à ce que la nature a créé et aux lois qu’elle a posées en chacun, il agit…
 
Sa pureté me touche. Il a d’ailleurs lui aussi la possibilité de me toucher, à plusieurs niveaux par son intention, par son regard, par son comportement, avec son corps, avec les bruits qu’il pourra émettre, ou ses odeurs, ses couleurs, ses poisons, etc.
 
Nous pouvons lire tant de choses et recueillir tant d’impressions en regardant sincèrement un animal dans les yeux. Cela se produit lorsque nous y entrons, dans ce regard, sans sentiment de supériorité et aussi dans un esprit clair que ne pose pas d’à priori sur ce que nous allons rencontrer. Savoir que c’est simplement un être vivant, qui peut communiquer avec moi. Et oublier qu’il s’agit d’un lapin, d’un serpent ou d’une grenouille.
 
Regarder, tout simplement.
 
Un jour j’étais au volant de ma voiture – ce deuxième corps artificiel, cette carapace non naturelle dont nous a dotés la société.  Je marchais peu vite car devant moi se trouvait une bétaillère, et je m’apprêtais à la doubler. Et là, au travers de la grille, je vis soudain très clairement la tête d’une vache. Mais le plus étrange pour moi, la surprise, c’est qu’elle me regardait. Je ne peux dire ‘j’avais l’impression’ qu’elle me regardait. Je sentais bien son regard fixé sur moi. C’est comme si pour un instant, le temps s’était complètement suspendu, ralenti, et que cela me permettait alors de vivre cet échange si bref, furtif, mais si intense à la fois.
 
Je ne me souviens pas d’avoir reçu en mon être un message formulé en mots. Mais par contre, j’avais l’impression de voir de façon décuplée le non-sens de la situation, que cette vache soit enfermée là, avec les autres, et qu’elle soit dirigée sans questionnement aucun vers un abattoir. Je ressentais de la tristesse profonde, une impuissance, le sens d’une absurdité totale.
 
Cette vache me regardait, à moi, j’en étais pourtant sûre, et elle m’a parlé sans mots. Comme si elle m’avait dit, sans révolte et sans violence : « Tu vois où je suis ? Tu vois ce que je vis ? Tu vois ce qui va m’arriver ? Peux-tu te mettre à ma place et me comprendre ? Peux-tu penser, réfléchir à cela... ? »
 
Cette rencontre intemporelle, intense, est restée profondément gravée en mon for intérieur. Dans cette période de ma vie, je croisai alors par la suite bien souvent des bétaillères, ou j’étais amenée à en suivre ou à en dépasser sur ma route. Et il semblait ainsi que la vie me rappelait toujours à ce souvenir vivace, à cette situation adressée à moi par la vie et à laquelle je m’étais éveillée, à ce témoignage ‘muet’ auquel j’avais assisté et que j’avais recueilli malgré moi et dans le plus intime de mon être…
 
Je me demande si nous n’avons pas tous vécu ce genre d’expérience – qui mène à tant d’interrogations – et que la plupart d’entre nous, nous avons mis cela de côté, nous avons justement ‘laissé tomber’. « Allez, laisse tomber ! » nous disent les amis ou l’entourage lorsqu’une situation ne  va pas. Oui, mais justement, qui est-ce que nous avons laissé tomber ?–Eh bien l’animal destiné au chemin de l’abattoir, à la chasse, ou à toutes ces expérimentations indignes de l’homme, abominables et à grand peine imaginables.
 
Et de là, nous nous sommes laissés tomber nous-mêmes, nous les humains,toi, nous, nous tous ensemble dans notre dignité, dans notre identité. Nous avons baissé les bras, ou plutôt lâchement le regard. Nous avons bien abandonné notre dignité !
 
« Laisse tomber ! » entends-tu, étant sous-entendu « ce n’est pas grave, ce n’est pas toi qui a fait cela ! »… Oui mais si ce n’est pas moi, c’est donc mon frère, mon frère humain, et lui et moi nous sommes uns, nous sommes du même règne, et donc de la même responsabilité – du même passé, du même présent et du même futur qui nous construit et qui nous lie…
 
Si ce n’est moi, si c’est le système, c’est quand même moi qui en bout de chaîne qui mange ce morceau de viande. Mais qui est donc au bout de cette chaîne, un animal ou bien est-ce moi à mon tour qui suis ‘enchaîné’ ? « Ne t’inquiètes pas, c’est normal, c’est pas toi qui l’a fait, et tout cela est juste, c’est comme ça depuis la nuit des temps, on mange de la viande, les animaux, et la société est faite comme ça. Ne te poses pas de questions…! »
 
Voilà, justement, ce qui pose - ou qui devrait réellement - poser question.
 
Pour rappel, c’est 1 milliard d’animaux abattus chaque semaine sur la planète pour la seule consommation de viande des humains (entre 50 et 60 milliards chaque année selon les sources). Pour la France, ce sont quelques 973 millions d’animaux d’élevage qui sont abattus, auxquels il faut rajouter 30 millions périssant par la chasse, plus de 2,3 millions d’animaux victimes de vivisections dans les laboratoires de recherche, 50.000 tués pour leur fourrure, les victimes de corridas, outre les méfaits directs de l’agriculture intensive et des grands axes de communication sur leurs milieux de vie. Chaque année. Réveillons-nous…
 
Si nous prenons à nouveau conscience que nous pouvons justement exercer notre propre conscience sans chercher à avoir ‘bonne conscience’, si nous acceptons que nous pouvons réfléchir par nous-mêmes en étant en cela guidés par nos ressentis (et les sens que la Nature nous a donnés et qui nous ‘parlent’ directement, purement, sans intermédiaire social ni déformé) et notre bon sens,alors notre vision de la vie sur bien des situations que nous rencontrons dans notre quotidien pourrait complètement se transformer. Nous sortirions alors des dogmes, des préjugés inculqués, de l’éducation pré-formatée et souvent – de plus en plus maintenant – éloignée des réalités, de la ‘réalité vraie’ de la vie…
 
Est-ce qu’un animal réfléchit pour sauver ses petits, le vivant, sa famille, sa dignité, sa vie, son règne, s’il est attaqué ? Va-t-il réfléchir si c’est un homme, un animal, les éléments de la nature qui se déchaînent ? Il va tout d’abord chercher à se sauver, à sauver ses petits, à sauver et préserver la vie.
 
L’homme possède un corps d’animal. Cela est indiscutable. La pierre est éloignée du végétal, tout comme ce dernier est éloigné de l’animal. Mais l’animal (particulièrement le mammifère) et l’homme ? Les scientifiques ont beau essayer de faire des listes interminables de ce qui diffère (souvent que très subtilement au niveau du fameux ADN) entre telle fonction chez l’animal et la même chez l’être humain, cela se sait et se constate. Alors pourquoi ne respectons-nous plus nous-mêmes cette merveille qu’est le corps, et toutes ses lois ? Cela ne serait pourtant en rien réducteur.
 
Si l’homme acceptait davantage son côté animal, le corps, tout serait certainement plus simple, et plus sain sur cette Terre. Or l’homme ne veut pas être qu’un corps, il veut être plus et sent qu’il l’est. Cependant, le paradoxe que nous vivons actuellement dans notre société, c’est que nous ne vivons justement que pour le corps, pour son apparence (vêtements, esthétique) et pour la satisfaction de nos désirs (manger, boire et tous les plaisirs rattachés aux sens)  et non plus forcément par ses besoins. Il est donc curieux de se sentir éloigné, voire désolidarisé de l’animal(que pourtant nous tendons à ne voir et ne considérer que comme un corps - d’ailleurs sans âme, sans conscience) qui lui-même est soumis aux exigences de son corps et de sa survie dans la nature.
 
L’homme, qui s’est découvert et qualifié d’être ‘pensant’,  a mis ce corps sous le boisseau – notamment par le biais de l’éducation judéo-chrétienne et d’une approche réductrice, partielle, artificielle et erronée. Nous avons balayé d’un coup de manche, de notre conscience, la sagesse intemporelle que, sur des milliers et des milliers d’années,  tous les peuples premiers de la Terre avaient pourtant dégagée, extraite de l’expérience et appliquée,  respectée. En conséquence, ce corps de l’homme maintenant dit qu’il a mal, il est malade, il se rebelle pour montrer et révéler qu’il est oublié, incompris, méprisé, mis de côté. Surtout qu’on lui demande des performances (être beau, efficace, compétitif, sportif, de résister à des stress contre-nature qu’il ne connaît pas, à des radiations, à des enfermements, à pollutions de toutes sortes…). Et même de souffrir et d’être attaqué dans sa propre structure, déstabilisé dans ses fonctions en subissant parfois des opérations dites ‘esthétiques’ afin d’être modifié et conforme à un canon social, à une image contre-nature et totalement artificielle.
 
Si l’homme se veut ‘être de conscience’, un être ‘évolué’, cela signifie donc plus évolué que les animaux ses prédécesseurs, c’est qu’il a le devoir d’utiliser cette conscience pour aller plus haut moralement, consciemment, que ces derniers. Cela signifie intégrer, comprendre et respecter les animaux, et montrer que l’on peut encore, mais dignement, aller plus loin.
 
Qu’est-ce que cela implique concrètement ? Simplement d’avoir conscience de notre place sur la terre. Si l’animal chasse pour manger, c’est qu’il n’a d’autre choix que ce que la nature lui a permis et dicté de faire. L’homme par sa conscience peut voir qu’il peut être raisonnable, qu’il peut raisonner, et qu’il doit donc être conscient de ses instincts, de ses sens, mais de parvenir à une réflexions juste et qui mène à une MAITRISE de lui-même pour ne léser personne, et pour faire en sorte que toutes les créatures vivent dans une vraie dignité.
 
Car si il y a un roi, on attend bien de lui qu’il soit l’homme le plus digne, le plus juste, le plus droit et plein de bonté envers absolument chacun des habitants de son royaume.
 
Alors si l’homme est le roi de la terre, roi sur le règne animal, mais aussi végétal et minéral, c’est donc bien que sa conscience doit lui servir à justement servir au mieux, à faire en sorte que chacun puisse vivre à sa place, dans les rôles que la nature lui a impartis au départ. Un animal sauvage n’a rien à faire dans un cirque. Et la constitution physiologique du tube digestif de l’homme montre par exemple que la nature l’a créé herbivore, et non pas carnivore. Des théories élaborées par les hommes ont-elles voulu nous faire croire que nous étions au-dessus des lois de la nature ?
 
La conscience, ce ‘petit supplément d’âme’ de l’homme par rapport aux animaux, le rend de fait responsable de tous les autres règnes. Son rôle semble donc, en tant que ‘parent’, de montrer la voie et d’ouvrir le chemin de la sérénité, du respect, qui conduit vers une paix entière et globale pour tous.
 
Que pensons-nous spontanément d’adultes, de parents qui battent leurs enfants, qui les rabaissent, les martyrisent ou les tuent ? Nous en sommes carrément bouleversés, horrifiés, cela est inacceptable en nous, c’est quelque chose de fort, de puissant, d’instinctif justement, qui se révolte et nous crie ‘non’ !
 
Alors, que l’être humain, qui ne veut pas être qu’un corps et qui se pressent et se constate plus large, plus vaste, et doté d’âme ou de conscience, sache pourquoi. Et qu’il accepte ce que cela implique pour lui. La dignité. L’être plus grand. Mais vers le haut. Pas dans une inconscience qui amène la férocité. Vers les qualités justement morales qu’il porte en lui. Nous disons bien tous de certains individus : il est porteur de véritable qualités humaines… C’est donc bien cela qui peut – et doit – nous caractériser.Nos qualités humaines.
 
Car nous serions de toute façon incapables d’être même de dignes animaux – en ayant accepté des pratiques que nous leur attribuons mais qui sont complètement en dehors du champ d’action et de la nature même du règne animal. Alors ?... A quand la fin de la grande hypocrisie de l’être humain, envers lui-même et au nom des autres règnes de la Terre ?
 
Nous sommes tous émus devant les petits de nos confrères, de nos frères et amis les animaux. Qui parle en nous en cet instant, qui nous parle ? C’est que ce bébé animal nous parle de nous, de notre origine commune, du corps, de la vie que passe et se manifeste au travers de lui.
 
Lorsque je vois un animal et que je le regarde dans les yeux, sans penser que c’est un animal spécialement, je vois un grand mystère, je perçois comme l’infini, une des manifestations, des formes d’expressions de la Mère-Nature, de la Terre, et j’ai envie de le respecter, de vivre en paix et dans la sérénité avec lui. Personne, rien ne doit venir s’interposer dans cette relation de beauté, de pureté, que je peux vivre avec lui, et qui n’a pas de prix. Cette entente, cette paix sont un don, un enrichissement, une satisfaction, un cadeau pour mon existence. Qui donc en moi chercherait la destruction, la perversion, alors que pourtant je sais pertinemment ce qui me fait du bien et fait du bien à l’autre, à tout le vivant qui se tient devant moi ?
 
Les animaux sont porteurs d’une partie de nous, ils nous précédent pour nous soutenir, ils mettent en avant des aptitudes, des qualités que nous possédons tous en nous à l’état plus ou moins latent. Ils sont actuellement enfin reconnus et définis comme étant des ‘êtres sensibles’.
 
A nous de goûter et de voir et d’apprécier ces dons, que nous pouvons nous-mêmes identifier et intensifier en nous. En nous servant de notre conscience pour nous ouvrir au monde, nous élargir, aller encore plus loin, nous pouvons alors découvrir en chacun de nous ce que, en tant qu’être humain, et porteur de dignité, nous pouvons apporter à l’autre. Ceci est pour notre plus grand bonheur, et pour celui de tous ; pour une vie qui passe par nous et qui nous réalise enfin.
 
Ce qui nous touche tant aussi à leur vue, c’est cette similitude criante qui existe entre eux et nous, et que nous sommes bien obligés de voir, de ‘regarder en face’ dirions-nous. Un jour, je me promenais et, sur le toit d’un immeuble se trouvaient de hautes antennes. Deux oiseaux se partageaient ces perchoirs. Lorsque l’un était posé, perché, l’autre prenait de hautes envolées très haut au-dessus de lui, puis redescendait précipitamment vers lui, jusqu’à le frôler, mais sans animosité, il continuait ensuite à descendre puis remontait et recommençait de plus belle, répétant ce scénario. Au bout de quelques fois, l’oiseau qui était perché se lançait dans les airs au moment du passage de l’autre oiseau, suivant son mouvement dans un vol uni, harmonieux, parallèle et très proche. Puis les deux oiseaux recommençaient leur jeu sur l’antenne d’à côté. Ce ballet, cette communication à côté de laquelle nous passons la plupart du temps m’a ému, car il m’a porté beaucoup de joie, comme une respiration d’insouciance, un rappel de la pureté de notre enfance, où nous-mêmes nous trouvions des jeux similaires, si proches !...
 
J’ai envie de refermer cette réflexion et ce témoignage par un hommage à cette petite fille de 5 ans environ, qui disait en admirant un couple de petites oies de couleur blanche qui nageaient sur les abords d’un lac à Rome : « Merci petites oies, merci pour vos plumes. Merci. Vous êtes bonnes et gentilles ! » Et elle répétait ces mots, pleine de conviction et de reconnaissance en accompagnant la nage des volatiles. Ce fut un moment d’émotion, qui me portait à mon tour à la reconnaissance, et à une grande leçon, donnée par une enfant. Combien d’adultes seraient spontanément portés à exprimer un tel sentiment – alors qu’il coule de source dans un être qui n’a pas encore été déformé par les concepts de notre société ?
 
Avons-nous envie de décevoir nos enfants, de leur dire que leurs rêves et leur spontanéité vont être détruits par le manque de droiture et de courage des adultes ? Allons-nous accepter longtemps de leur mentir et de chercher, par nos mensonges, à éviter leur regard de désapprobation ou même leur révolte ?
 
L’être humain qui pense tranquillement qu’il peut vivre sa vie sans rendre de compte à La Vie est dans un leurre et dans une impasse. Tôt ou tard, à l’image de certains bourreaux ou criminels de guerre appelés devant les tribunaux, il sera amené à répondre de ses actes, de ses choix, de ses décisions, de ses responsabilités – ne serait-ce que devant ses propres enfants ou petits-enfants.
 
Comment allons- nous justifier par exemple du  fait que nous faisons souffrir les animaux dans les élevages, les abattoirs, dans des laboratoires, par la chasse et autres pratiques, et sous-entendre qu’il est normal de les priver de leur vie et de les manger ? Allons-nous accepter de décevoir nos enfants ?
 
Combien de temps allons-nous les négliger eux aussi et leur mentir quant à nos exactions ? Pendant combien de temps encore allons-nous accepter d’étouffer, de tuer hypocritement à petit feu, la flamme de pureté qui brille dans leurs yeux… et que nous nous sommes nous-mêmes laissé voler ?
 
 
Florence Crivello
Le 2 février 2011

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